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Faire échec à la conférence de l’OMC de Hong-Kong
La 6ème Conférence ministérielle de l’OMC se déroulera à Hong-Kong du 13 au 18 décembre 2005. Sous la présidence de Pascal Lamy, les représentants de 148 pays vont se rencontrer pour tenter de libéraliser encore davantage les échanges économiques aux profits des multinationales et aux dépens des populations. Biens industriels et agricoles, services publics, propriété intellectuelle, ressources naturelles.. Dans tous ces domaines l’OMC vise à subordonner toute norme sociale, écologique ou de droits humains à sa juridiction commerciale.
Trois questions sont au centre des négociations préparatoires à la conférence : l’agriculture, le statut des travailleurs migrants temporaires dans les services et les biens non agricoles. Si les délégués parviennent à un accord sur ces sujets, les conséquences seront très négatives : affaiblissement des paysanneries au profit des firmes de l’agrobusiness ; dumping social et soumission des travailleurs migrants du secteur des services à leur employeur ; effets destructeurs sur le plan social et écologique de l’accentuation de la concurrence dans l’industrie et dans le domaine de la pêche et de l’exploitation forestière.
Les organisations non-gouvernementales et les mouvements sociaux qui participent à la campagne "OMC 10 ans ça suffit" ont pour objectif d’informer et de mobiliser pour faire échec à la conférence de Hong-Kong. Nous exigeons un moratoire immédiat sur les négociations et une nouvelle organisation des échanges économiques mondiaux. La priorité doit être donnée aux préoccupations sociales, écologiques et de droits humains plutôt qu’aux appétits des grandes firmes.
Nous mettrons en ligne au cours des jours qui viennent différents documents éclairant les enjeux de ces négociations. Vous pouvez déjà, si vous disposez d'un accés internet, en consulter certains ci-dessous:
"Négociations: les enjeux de Hong-Kong"
"Quezaco: historique et mission de l'OMC"
Rassemblement à Bercy le 13 décembre
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Non au traité constitutionnel européen |
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« “Modèle social européen”... je ne comprends pas bien le sens de cette expression »
Frits Bolkestein, France Inter, 6 avril 2005.
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ExxonMobil: 20,3 milliards de tonnes de CO2 rejetés en 120 ans. (2 février 2004) |
ExxonMobil: 20,3 milliards de tonnes de CO2 rejetés en 120 ans
L'association internationale les Amis de la Terre a voulu relever un pari : calculer les émissions de CO2 et de méthane les principaux gaz à effet de serre retenus par le protocole de Kyoto du premier groupe pétrolier mondial sur cent vingt ans. Et les conclusions des deux études (1) commandées à des experts indépendants pour évaluer la contribution du groupe ExxonMobil au réchauffement climatique sont édifiantes. Depuis sa création en 1882 (sous le nom de Standard Oil Trust), le pétrolier a rejeté 20,3 milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, soit entre 4,7 et 5,3 % des émissions totales de CO2 dans le monde. Si l'on y ajoute le méthane, les émissions approchent les 21,5 milliards de tonnes équivalent carbone. Soit treize fois le montant des émissions annuelles des Etats-Unis. Ironie de la chose, les bénéfices que la compagnie a annoncés cette semaine s'élèvent à 21,5 milliards de dollars. Pour chaque tonne équivalent carbone qu'elle a rejetée dans l'atmosphère, ExxonMobil a gagné un dollar !
Mauvaise foi. La première étude a permis d'estimer le volume des émissions des deux gaz de la compagnie grâce à ses statistiques production et marketing (combustion du kérosène, de l'essence, du fuel, du brut lourd, des produits spéciaux, du gaz naturel et du charbon). La seconde a utilisé ces données pour les intégrer comme variables dans un modèle climatique (le Bern CC, néo-zélandais). 65 % de ces émissions ont eu lieu après 1971, date à laquelle une étude sur l'impact des activités humaines sur le climat avertissait des risques de changement du climat mondial.
Si les Amis de la Terre se focalisent tant sur ExxonMobil, c'est parce que la compagnie est connue pour sa mauvaise foi concernant les questions climatiques. Il n'y a qu'à se pencher sur les discours de Lee Raymond, le PDG, pour constater l'ampleur du déni. En juin 2002, à la septième conférence asiatique annuelle sur le pétrole et le gaz, il affirmait : "Nous ne croyons pas à un lien scientifiquement démontré entre la combustion des énergies fossiles et le réchauffement climatique." La compagnie est un pilier de la Global Climate Coalition, un groupe de pression qui s'acharne à faire capoter les négociations internationales sur le changement climatique. Shell et BP, eux, ont préféré sortir de cette coalition pour se lancer dans... l'éolien, en parallèle de leurs activités pétrolières. ExxonMobil, a, de son côté, du mal à comprendre ou à accepter, que son domaine d'activité soit polluant. En 2002, la compagnie a annoncé qu'elle consacrerait 100 milliards de dollars d'ici à 2010 pour trouver de nouveaux gisements de pétrole et de gaz.
Procès. "Ces études sont une preuve incontestable que les activités d'ExxonMobil contribuent au changement climatique", estime Peter Roderick, avocat et membre du Climate Justice Programme, un projet ayant pour but de définir les préjudices environnementaux causés à la planète et aux populations par les activités industrielles. Il est persuadé qu'elles serviront un jour de pièce à conviction dans un procès. "Je vous parie qu'il y aura un procès, mais la question est quand et qui portera plainte ?" |
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Enron : nouvel échec des fonds de pension |
Enron : nouvel échec des fonds de pension
L'action de l'entreprise Enron est passée de 85 dollars il y a moins d'un an à 68 cents. Pour ses 4.500 salariés, qui y avaient investi une grosse partie de leurs économies et la totalité de leur épargne retraite, c'est la ruine. Enron a illégalement bloqué les transactions du plan d'épargne d'entreprise (401(k) accounts) de ses employés, les empêchant ainsi de vendre des actions Enron. La valeur de l'action Enron a été divisée par 100 en moins d'un an, elle a perdu 70% après l'annonce des résultats trimestriels, le 16 octobre 2001. Certains employés ont ainsi perdu des centaines de milliers de dollars d'épargne pour leur retraite. Les employés ont porté plainte en nom collectif (class action suit) contre la direction. Par contre, pour les vingt-neuf dirigeants, qui ont réussi en un an et demi à revendre pour 1,1 milliards de dollars d'actions, tout va bien merci. Une fois encore, le "patriotisme d'entreprise" ne s'applique pas à tous : seuls les salariés n'étaient pas autorisés à revendre leurs actions. Il ne reste plus aux créanciers, à commencer par les banques JP Morgan et Citigroup, qu'à sauver ce qui peut l'être. C'est à dire probablement pas grand chose.
Bush, accusé de négligence ou, pire, de complicité, a demandé des recommandations pour " réformer le système afin de s'assurer que des gens ne puissent perdre leur épargne retraite sous l'effet d'une faillite ". On pourrait peut-être lui envoyer une brochure sur le système français de retraite par répartition ? |
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