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Transfert de l'atelier naval de la Seyne sur Mer à La Rochelle (3
octobre 2002). |
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L'ATELIER NAVAL PASSE A L'OUEST
Pour justifier cette décision, la direction générale nous informe que les objectifs de réorganisation de l'atelier naval, qui devaient améliorer la disponibilité opérationnelle du parc naval et rationaliser les coût de fonctionnement, n'ont pas tous été atteints. La DG a constaté que les conditions administratives et matérielles de fonctionnement sont peu satisfaisantes. Les locaux ne sont pas fonctionnels, humides et ne se prêtent pas à des travaux de remise à niveau (la Douane n'est que locataire du site de La Seyne-sur-mer). L'éloignement de la D.I. Ile-de-France n'offrait pas de bonnes conditions de gestion du fait de l'absence d'encadrement de proximité. Elle précise également que les réparations ne sont pas couvertes par une garantie d'exécution , que les délais d'intervention sont trop longs et que leur coût est trop onéreux par rapport à des entreprises privées. Le transfert de l'atelier pose plusieurs problèmes : Les représentants de l'administration ont insisté sur l'évolution
de la gestion du parc naval. Les interventions techniques importantes
seraient assurées par le secteur privé. L'objectif de la
DG est de rationaliser l'entretien des moyens nautiques (programme d'entretien,
etc.) Les moteurs ne subiraient plus de passage au banc d'essai à l'atelier naval, cette intervention serait prise en charge par des entreprises privées. Cela réglera le problème du bruit à l'école. Ce qui veut dire que l'atelier naval, avec sa surface de 200 m², ne servirait surtout qu'à stocker des pièces détachées et à effectuer de petits "bricolages". La fonction de cette nouvelle structure (Magasin national) sur le papier
serait: Cette évolution nous permet de penser que nous allons vers une lente et discrète fermeture de l'atelier naval national. Le reclassement des personnels actuellement affectés à l'atelier ne semble pas poser de problèmes majeurs. La DG fait preuve, par contre, de beaucoup d'optimisme en ce qui concerne le recrutement de mécaniciens pour le site de La Rochelle. Quand on connaît les difficultés rencontrées pour recruter des mécaniciens, nous ne pouvons que nous poser quelques questions, et trouver, peut-être, une réponse: pas de mécaniciens pour l'atelier naval = suppression de l'atelier naval. Enfin, cet exercice de délocalisation pose une nouvelle fois le problème du dogme libéral de la bonne gestion. Aucun argument ne pouvait faire dévier l'administration de sa route déjà bien tracée, comme dirait l'un, "la route est droite". Malgré une absence de chiffrage comparatif et de prise en compte du déménagement, l'administration édicte que cette solution sera à moindre coût, un point c'est tout. Moins de personnel, c'est forcément une économie. Reste à savoir si les coûts des réparations lourdes
des moteurs effectuées uniquement par des entreprises privées
n'augmenteront pas lorsque celles-ci réaliseront que nous ne pouvons
plus effectuer les réparations nous-mêmes et que nous sommes
pieds et poings liés. Enfin, la volonté de la DG de faire
jouer de manière systématique les garanties risquent de
conduire à l'immobilisation longue de nos navires
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