Accueil > Réorganisations > SU > GT Transfert de l'atelier naval de la Seyne sur Mer à La Rochelle (3 octobre 2002).

 

L'ATELIER NAVAL PASSE A L'OUEST


Pour assurer la maintenance des moyens nautiques au niveau national, l'administration des douanes a créé en 1978 un atelier naval sur la façade Méditerranéenne. L'inter région de Marseille a assuré la gestion de cet atelier jusqu'en 1999, année où il fut rattaché à l'Ile-de- France, ceci afin de permettre une meilleure gestion au niveau national. Il assure également le rôle de magasin national (stockage des hélices, ligne d'arbre, moteurs et diverses pièces).


Suite au difficultés que rencontre l'administration pour faire fonctionner cet atelier, elle a décidé de délocaliser cet élément dans l'enceinte de l'ENBD La -Rochelle.

Pour justifier cette décision, la direction générale nous informe que les objectifs de réorganisation de l'atelier naval, qui devaient améliorer la disponibilité opérationnelle du parc naval et rationaliser les coût de fonctionnement, n'ont pas tous été atteints.

La DG a constaté que les conditions administratives et matérielles de fonctionnement sont peu satisfaisantes. Les locaux ne sont pas fonctionnels, humides et ne se prêtent pas à des travaux de remise à niveau (la Douane n'est que locataire du site de La Seyne-sur-mer). L'éloignement de la D.I. Ile-de-France n'offrait pas de bonnes conditions de gestion du fait de l'absence d'encadrement de proximité. Elle précise également que les réparations ne sont pas couvertes par une garantie d'exécution , que les délais d'intervention sont trop longs et que leur coût est trop onéreux par rapport à des entreprises privées.

Le transfert de l'atelier pose plusieurs problèmes :
1° Transfert du personnel
2° Les nuisances que peuvent générer un atelier mécanique ( bruit , pollution , etc.)
3° Le coût du Transfert .

Les représentants de l'administration ont insisté sur l'évolution de la gestion du parc naval. Les interventions techniques importantes seraient assurées par le secteur privé. L'objectif de la DG est de rationaliser l'entretien des moyens nautiques (programme d'entretien, etc.)
Seules les petites interventions sur les périphériques seraient effectuées à l'atelier de l'ENBD
Avec un effectif réduit, 1B et 4C .

Les moteurs ne subiraient plus de passage au banc d'essai à l'atelier naval, cette intervention serait prise en charge par des entreprises privées. Cela réglera le problème du bruit à l'école. Ce qui veut dire que l'atelier naval, avec sa surface de 200 m², ne servirait surtout qu'à stocker des pièces détachées et à effectuer de petits "bricolages".

La fonction de cette nouvelle structure (Magasin national) sur le papier serait:
- La constitution et le maintient d'une documentation technique accessible à tous;
- La gestion du stock des pièces stratégiques ( hélices , arbres , etc.);
- La mise à disposition d'une surface de travail sécurisée, permettant aux mécaniciens des unités d'effectuer de réparations lourdes .

Cette évolution nous permet de penser que nous allons vers une lente et discrète fermeture de l'atelier naval national.

Le reclassement des personnels actuellement affectés à l'atelier ne semble pas poser de problèmes majeurs. La DG fait preuve, par contre, de beaucoup d'optimisme en ce qui concerne le recrutement de mécaniciens pour le site de La Rochelle. Quand on connaît les difficultés rencontrées pour recruter des mécaniciens, nous ne pouvons que nous poser quelques questions, et trouver, peut-être, une réponse: pas de mécaniciens pour l'atelier naval = suppression de l'atelier naval.

Enfin, cet exercice de délocalisation pose une nouvelle fois le problème du dogme libéral de la bonne gestion. Aucun argument ne pouvait faire dévier l'administration de sa route déjà bien tracée, comme dirait l'un, "la route est droite". Malgré une absence de chiffrage comparatif et de prise en compte du déménagement, l'administration édicte que cette solution sera à moindre coût, un point c'est tout. Moins de personnel, c'est forcément une économie.

Reste à savoir si les coûts des réparations lourdes des moteurs effectuées uniquement par des entreprises privées n'augmenteront pas lorsque celles-ci réaliseront que nous ne pouvons plus effectuer les réparations nous-mêmes et que nous sommes pieds et poings liés. Enfin, la volonté de la DG de faire jouer de manière systématique les garanties risquent de conduire à l'immobilisation longue de nos navires…

 

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