Accueil > Réorganisations > SU > Compte rendu du groupe de travail "Renseignement" du 21/09/04 : le jeu de massacre (27 septembre 2004)..

 

GROUPE DE TRAVAIL RENSEIGNEMENT :
LE JEU DE MASSACRE

Ce groupe de travail qui s’est tenu le 21 septembre a été à la fois expéditif et évasif, sauf sur l’aspect restructurations. Sur les 4 heures de sa durée, 2 heures et demi ont été consacrées à l’examen des fonctions des CIR (42 agents sur les 800 concernés par les restructurations), notamment s’agissant de celles de Nantes qui semblait concerner de manière très personnelle l’un des représentants de la CGT. Ce long débat n’a pas cependant pas permis de connaître l’avenir des CIR dans le nouveau dispositif...
L’administration a reconnu que l’intitulé du groupe de travail était mal venu et qu’il s’agissait bien d’un groupe traitant de la LCF et du contrôle. Nous avons demandé la communication du rapport de l’IGF, sur lequel se base cette réforme, ce qui nous a évidement été refusé.
L’harmonie est supposée à nouveau régner entre la DG et la DNRED, étant donné que le directeur de cette dernière considère que la réforme constitue un renforcement de sa direction.
L’échéance pour les restructurations est fixée au 1er trimestre 2005.
D’après M. Bonnet, “rien n’est ficelé ” et l’on travaillera “ à effectifs constants ” : renseignement - enquêtes – recherches

1) Renseignement :

De la matière au fond (méthodes, techniques de recueil, de traitement,...) il n’en a pas été question, au contraire des structures.
La DRD, dont les effectifs seraient renforcés deviendrait centrale unique du renseignement, les CIR n’ayant “ pas apporté la preuve de leur plus-value ”.
Un plan national de renseignement triennal serait mis en place, afin de fixer les priorités de l’administration (à cette occasion, on nous a enfin appris ce que recouvrait le pilotage du renseignement, à savoir “ on explique aux agents ce que l’on attend d’eux ”) L’administration reste modeste dans ses ambitions et n’attend pas de miracle sur ce plan.
Elle souhaite en revanche professionnaliser la carrière renseignement, ce qui pourrait passer par une durée minimale de séjour à la DRD.
Nous avons proposé des implantations régionales de la DRD, pour faciliter le recueil et l’enrichissement du renseignement. Cette proposition a été écartée, même si “ le débat reste ouvert sur les liens entre les cellules régionales de pilotage des contrôles et de la DNRED ”.

2) Enquêtes :

Le sujet a été expédié en trois quarts d’heure, faute de temps.
Nous nous sommes limités, à demander des assurances sur le devenir de tous les agents concernés.
Les agents des SROC / CERDOC ont vocation à intégrer les cellules de pilotage des contrôles. Ceux de la section contrôle différé devraient rejoindre le service de contrôle différé régional. Les enquêteurs du CERDOC seront transférés dans les SRE/SER (à l’exception de Nancy et Valenciennes qui sont supprimés dans le cadre de la réforme des AG). Tout ceci ne constitue pas, pour l’administration, un démantèlement du service, le CERDOC étant “ transformé ”.
Beaucoup plus grave, le sort des enquêteurs des échelons DED semble s’obscurcir. D’après M. Bonnet, si les emplois DED seront redistribués sur la filière, les agents n’ont aucune garantie d’affectation à la résidence et suivront le régime général des restructurations, tout au plus bénéficient-ils de la priorité vers un SRE/SER. Devant notre protestation et le rappel des engagements du DG devant l’intersyndicale DNRED le 2 juillet, M. Bonnet a déclaré qu’il ferait confirmer ce point, ce qui a été fait dans l’après-midi, lors du groupe de travail AG.
Il n’y aura pas de SRE/SER à Belfort et peut-être plus d’échelon du tout sur le site. Il n’y aura pas de SRE/SER au niveau interrégional. Pour les DOM –TOM, c’est le statu quo jusqu’à nouvel ordre. Le cas de la région parisienne n’est pas tranché. On ignore si la CICOP sera maintenue.
Aucune information n’a été donné sur le maintien du pouvoir d’achat des agents.

3) Recherches :

Le dispositif est encore plus nébuleux.
La future DOD sera toute entière consacrée à la lutte contre la contrebande, y compris en ayant recours aux techniques d’infiltration, pour lesquelles une formation commune police / gendarmerie / douanes sera mise en place.
On ne sait rien du nombre et de l’implantation des BR qui seront intégrées à la DOD. On ne perd pas d’emplois au total, mais la totalité des emplois ne seront pas transférés vers la DOD. Un audit à partir de fin septembre sera chargé de désigner les nominés. Mais on ne connaît pas les critères qui seront appliqués. Quant aux agents des unités exclues du dispositif, ils entreront dans le lot commun des agents restructurés.

Solidaires Douanes, SUD Douanes, SNUDDI était représenté par Emmanuel Baudin, Philippe Bock et Elie Lambert.

Le prochain groupe de travail est prévu le 9 novembre 2004.


 

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