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> SU > Compte-rendu du groupe de travail aériens du 24 octobre 2007
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Y’a-t’il un pilote dans l’hélico?
Ce groupe de travail attendu de longue date par les personnels aériens promettait d’être passionné et il le fut. Le groupe de travail était consacré aux problématiques de matériel et de formation principalement liés à la flotte douanière d’hélicoptères. Le groupe de travail a commencé par la lecture des déclarations préalables. Vous trouverez celle de Solidaires ici. Les débats se sont immédiatement focalisés sur un sujet d’actualité particulièrement brûlant: la panne d’un des Eurocopter EC 135, appareil biturbine de dernière génération équipant la flotte douanière. L’un de ces appareils, basé au Havre, a subi la coupure soudaine d’une de ses turbines, ce qui l’a contraint à se poser sur Cherbourg. Le bureau B2 par la voix de Philippe LEGUE nous a expliqué que l’origine de la panne était connue puisqu’elle venait du FADEC, appareil gérant l’injection du carburant dans le moteur. Cependant, personne n’est à l’heure actuelle en mesure d’expliquer le pourquoi du comment de cette coupure. Mise en demeure de se positionner, B2 a expliqué que le bureau enquêtes accident défense (BEAD), le motoriste Turbomeca et le constructeur Eurocopter avaient jugé l’incident léger, l’appareil ne posant, nous citons, «aucun problème d’utilisation opérationnelle». NDLR! Ces déclarations n’étant pas de nature à rassurer les personnels navigants, qui nous le rappelons, ont vocation aéromaritime, les agents de la BSAM du Havre ont fait valoir leur droit de retrait et ceux de la DRGC de Méditerranée on décidé de suspendre les vols, sur décision locale. Précisons qu’une décision de maintien au sol des EC 135 motorisés par Turbo-Meca aurait concerné plusieurs centaines d’appareil dans le monde et par voie de conséquence causé un préjudice conséquent aux constructeurs et motoristes. Le sujet est d’autant plus grave que la panne rencontrée n’est pas prévue dans le manuel de vol, lequel contient un référentiel des pannes avec les solutions appropriées. Les représentants des personnels ont manifesté leur inquiétude et déplorent le manque de communication interne au sein d’une administration n’assumant pas ses responsabilités et n’appliquant pas un principe de précaution visant à garder les appareils au sol le temps de trouver une réponse au dysfonctionnement du FADEC. Les débats se sont ensuite portés sur l’état des lieux de la flotte et des équipements à venir. A tout seigneur tout honneur, retour sur la star du moment, l’EC 135. Contrairement aux affirmations enthousiastes de l’administration centrale, les 5 appareils livrés sont de l’avis même des utilisateurs loin de répondre aux attentes des personnels: ergonomie perfectible, infiltrations d’eau, portes largables oubliées dans le cahier des charges initiales, radar moins efficace que celui des vieux Ecureuils (plus typés météo que navigation), AIS –système de localisation des navires- pas livré bien que réclamé de longue date, et console ordinateur manquante obligeant les personnels navigant techniques ou PNT à porter l’ordinateur sur leurs genoux. L’écureuil se casse la queueDeuxième dossier du point matériel, les Ecureuils: l’administration devait en rétrocéder deux, mais si celui du Havre a pu être livré, celui d’Hyères a été endommagé-queue brisée- lors d’une formation sur la base aérienne de l’ALAT (Aviation légère de l’armée de terre) du Luc-en-Provence. Chose importante, c’est un instructeur privé qui opérait dans le cadre d’un accord conclu entre la douane et l’organisme de formation. L’instruction du BEAD a mis hors de cause l’élève et le procureur de la République a clos l’enquête, mais il reste à déterminer les responsabilités dans cette affaire: qui va payer l’ardoise. A l’heure qu’il est, les moteurs sont au Canada pour expertise. De leur côté, les personnels demandent à ce qu’une enquête administrative soit diligentée en plus de l’enquête de l’assurance, comme ça avait été le cas lors du précédent incident rencontré en douane il y a de cela fort longtemps… Polmar: pas de quoi rireDestiné à remplacé Polmar I, Polmar III a été ciblé pour la détection nocturne des pollutions maritimes. La livraison du F-406 équipé dernier cri a pris énormément de retard après la mise en liquidation de Reims Aviation, et la nouveauté tant attendue donne des résultats très insuffisants de l’avis des agents: la caméra à très bas niveau de lumière (TBNL) a la vue basse. Malheureusement le cahier des charges lui est rempli, la DG se dirige donc vers une recette avec réserve en espérant perfectionner la caméra. Par conséquent, le Polmar II ne sera pas rétrofité dans l’immédiat comme le Polmar III (ajout d’une caméra TBNL), et contrairement à ce qui avait été annoncé initialement, le Polmar I sera retiré de la BSAM de Mérignac dès livraison du III et non après le rétrofit du II… Les personnels déplorent ce manque d’envergure de la DG quant à la lutte contre la pollution maritime, alors que la douane dispose d’un vrai savoir faire en la matière. Notre réputation dépasse les frontières nationales, mais dans les média notre corps de métier reste fort peu visible. Vol de nuitLes débats sur un sujet aussi attendu, à l’ordre du jour aussi copieux, ayant commencé à 15h, il était déjà 18h quand le premier sujet a été bouclé. Solidaires Douanes a alors déploré que l’administration n’ait pas convoqué les représentants des personnels le matin, ce qui aurait permis une étude plus sereine des dossiers. Une pause dans l’ordre du jour a donc été faite pour traiter d’un sujet très attendu par les agents concernés: la création du 6ème échelon dans le statut d’emploi, réclamé de longue date. Rien n’est décidé à l’heure actuelle, mais une décision doit être prise prochainement: création du 6ème échelon avec octroi d’une trentaine de points d’indice environ, et peut-être allongement du 5ème échelon d’une année. Le décrochage indiciaire serait lui aussi accepté. Il était alors temps de se pencher sur la réglementation. Les Chevaliers de la réglementationSujet d’une haute technicité, que nous allons essayer de rendre le plus digeste possible. Les avions des Douanes ayant un statut étatique, ils ne sont pas soumis aux recommandations de l’Organisation Internationale de l’Aviation civile (OACI), mis en œuvre pout les pays de la communauté européenne par l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA). Il fallait néanmoins définir un référentiel de navigabilité pour les aéronefs de l’état; la rédaction d’une instruction interministérielle (Règlement 2042/2003) est décidée. Les personnel ont toute fous l’impression que le cadre dérogatoire des activité opérationnel (95% du temps de vol) soient négligées au profit de la réglementation général, inadapté aux missions. Quant aux qualifications de type (QT), la loi dite du Grand Père s'appliquera (les agents en fin de carrière continuent à voler avec leurs qualifications actuelles jusqu'à leur départ en retraite). La création d’une cellule instruction hélicoptère de la douane (CIHD)B/2 souhaite un pendant à la cellule instruction avion de la douane (CIAD), bien que la logique n’aille pas jusqu’au bout: sans débat ni dialogue, le Luc en Provence c’est-à-dire la base de l’ALAT a été imposée: elle ne dispose pourtant d’aucun effectif douanier ni de son propre hélicoptère, et devrait utiliser l’un de EC 135 basés à Hyères. B/2 s’est engagé à ce que la priorité dans l’utilisation des appareils soit accordé aux missions opérationnelles, et parle d’une possible coopération avec la gendarmerie (qui n'a aucune intention d'implanter son FTO au LUC), sans plus de précision ni de véritable garantie. L’administration s’était engagée à faire valider le Manex en CTPC, ce qui n’a jamais été le cas: on espère que les promesses faites dans le cadre de la création de la CIHD ne soient pas de la même eau que ces dernières, mutatis mutandis. Questions diverses:Les Mae West: cette pulpeuse actrice US, star du cinéma 30ies et Pamela Anderson de son époque,est restée dans l’histoire pour deux raisons: une réplique qui tue («Là, dans ta poche, c'est ton revolver ou t'es juste content de me voir?») et l’hommage des alliés qui avaient baptisé de son nom leurs gilets de sauvetage pendant la 2ème guerre mondiale. Hélas, les outrages du temps sont impitoyables et les gilets qui équipent la flotte aérienne douanière sont obsolètes: trop grand, trop lourds. Leur remplacement par de nouveau modèle, adaptés à l’hélitreuillage et aux conditions actuelles, est une demande légitime mais encore repoussée à un futur appel d’offre. Les lunettes de soleil: le marché avait été conclu sans consultation des personnels ni du CHSS, elles sont malheureusement inadaptées et dangereuses en particulier en cas de vol face à un soleil rasant... Déploiement de Mathieu: le Mathieu aérien est en chantier au nom de la logique de performance... Pour mieux contrôler les «résultats» des agents. Il y a des chantiers qui avancent plus vite que d’autres.... Il était donc 21h30 quand ce groupe de travail s’est posé en douceur après des échanges soutenus dans un dossier complexe, qui mériterait d’être traité plus régulièrement et dans de meilleures conditions. Espérons que les engagements de B/2 quant à l’amélioration de la communication interne se concrétisent... Solidaires douanes était représenté par ses Tanguy et Laverdure, Patrick OLLIVEAUD et Roland GIRERD |
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