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rendu du groupe de travail "Renseignement" du 30 novembre 2004
: à la recherche du renseignement perdu. |
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A LA RECHERCHE DU RENSEIGNEMENT PERDUGROUPE DE TRAVAIL LCF – 30 novembre 2004Un nouveau groupe de travail consacré à la LCF s’est tenu à la direction générale le 30/11/04. Pour lire la déclaration préalable, cliquer ICI. Pour débuter, la DG s’est lancée dans une explication assez creuse concernant le rôle de la DRD. Celle-ci aura pour missions : le pilotage de la filière (élaboration du Plan National de Renseignement), l’animation, l’enrichissement, l’AAMI, la cotation (les conflits sur ce point seront tranchés par D/3). La DRD s’appuiera sur les relais régionaux (pôles
de pilotage), services relevant des DR, sans existence d’un lien
hiérarchique entre la DRD et ces services. La DRD devra s’efforcer
de combler les “ lacunes ” laissés par les services
régionaux. La DG a identifié quatre “ insuffisances ” en matière de LCF :
Bref, le directeur régional sera la solution de tous les problèmes… Il y eu une espèce de discussion de marchands de tapis concernant notamment les postes implantés dans les antennes DOD, débat surréaliste qui confinait à un troc parfois indigne. On a vu notamment une organisation proposer de se servir chez les OP/CO, en anticipant la réforme annoncée saignante (sic), pour sauver des postes LCF ! Une autre a proposé de diminuer les effectifs proposés par l'administration sur une résidence pour les transférer sur une autre proche d'une centaine de km (histoire d'aider...). Même la DG a paru interloquée par un tel tour de passe-passe avec les agents. Pour autant la même DG, par la voix de son sous directeur (Bonnet), après avoir nié vouloir faire une réforme OPCO dans les années à venir, a considéré la première proposition comme effectivement intéressante. Après que nous avoir servi que l'essence de la DOD, ce sera Perben II, ce “ débat ” s’est terminé par une démonstration mathématique de M. Boudet (le chef d'A/3), qui a offert un récital d’additions et soustractions. Ces équations ont laissé tout le monde pantois. En tout état de cause, on a terminé aux antipodes des débats de fond. En ce qui concerne l’organisation, la DG a donné les informations suivantes : (1° DOD)
Les échelons DOD auront 4 postes spécifiques, encadrement (2) et de gestion (2). En revanche, les antennes, actuellement échelons DED, voient ces postes actuels (encadrement et gestion) supprimés. Les collègues AG suivront le lot commun des agents restructurés. (2° SRE)Les SRE seront dirigés selon leur taille par un RP1 ou RP2. Un SRE est prévu par région administrative douanière. Il y aura 1 poste pour le secrétariat. Le contrôle différé sera traité à part. Le volume des SRE sera celui de l’ex-CERDOC, auquel on ajoute les emplois DED, redistribués toutefois sur les SRE des actuelles inter régions, en fonction d'une activité douanière supposée (!!). (3° ventilation des postes). Sur les 194 postes des BR et les 15 des CIR terrestres, 84 seront transférés
vers les pôles de pilotage. 68 postes sont redéployés
dans les antennes DOD. (4° mutations des agents) Les agents des BR bénéficieront d’une priorité
pour les antennes DOD (avant les collègues des Recherches) (5° régime indemnitaire).La DG a énoncé les mesures suivantes :
Aucun élément sur le pyramidage à l'intérieur
des nouveaux services n'a été donné. Concernant les
cellules de pilotage, et les personnels destinés à intégrer
cette structure, celles-ci seront liées à la réforme
AG. Enfin, le nombre des implantations étant susceptible d'évoluer
"à la marge", ces évolutions seront définies
localement, par des groupes de travail locaux courant janvier. Nos Observations : Ce groupe de travail s’inscrit dans la même logique que les
précédents. C’est avant tout l’énoncé
des mesures prévues par la direction générale. En cours de séance, on a vu apparaître des tableaux d’effectifs très détaillés. Il paraît que la DG les avait élaborés durant la pause méridienne, en s’appuyant sur les débats qui venaient d’avoir lieu. Quand on voit le degré de précision de ces états, on rigole doucement. Il est manifeste que la copie était déjà prête avant le groupe de travail. Ceci montre bien la réalité de la concertation dans la DGDDI. En ce qui concerne le renseignement, on demeure toujours dans un épais flou. On sait juste que cette activité sera répartie entre une structure centrale et des services régionaux indépendants. Entre ceci, l’absence de contenu précis et la suppression des BR, qui apportaient une dimension concrète, on peut se demander quelle orientation réelle va bien pouvoir prendre le renseignement. En ce qui concerne le différé, nos craintes ont été
confirmées. Dans un premier temps, nous avons fait part de notre
étonnement devant l'état des effectifs actuels en CERDOC
qui nous a été transmis. En effet celui-ci sépare
les postes a posteriori (enquête) et différé, alors
que dans l'organisation actuelle des CERDOC (BOD de 1999), ceux-ci sont
fusionnés dans une seule et même section dite "des contrôles".
Il a été répondu que cette architecture avait eu
très peu de traductions concrètes dans les services, ceux-ci
conservant tous plus ou moins une section "différé"
indépendante et que les chiffres transmis l'avaient été
par les DR. Outre que l'on imagine la fiabilité des chiffres transmis
par des DR que l'on sait très au courant de l'organisation de leurs
services, il a été fait état de la non pertinence
du rattachement des futurs services de contrôle différé
à la cellule de pilotage, étant donné que cette collaboration
était la base de l'efficacité de nombre de CERDOC. Réalité
qui a été niée par l'administration, ce qui permet
de dire que ces services n'auront pas de vocation pérenne. L'administration
a été très claire sur ce point : ces services auront
surtout pour vocation à amortir les conséquences les plus
néfastes de la réforme pour le devenir des personnels. Et
la DG a reconnu qu'il y aurait des perdants, notamment les agents des
BR qui ne pourront rejoindre ni la DOD, ni la cellule de renseignement.
Les enquêtes sont éclatées entre les structures régionales et un service parisien dont on peut se demander ce qu’il sera en mesure de faire réellement. A noter quant au régime indemnitaire que pour un même travail, les enquêteurs disposeront au niveau régional de rémunérations différentes. "Un moindre mal" dixit Bonnet. Sauf que certains CERDOC disposent des IFD, et les enquêteurs DED inspecteurs disposent de la prime grand bureau. Iniquité c'est sûr, et nivellement par le bas, à craindre. A l’inverse, les recherches ont un réel maillage national, ce dont se targue la DG. On peut se demander pourquoi ce qui est bon pour cette activité ne l’est pas, pour le renseignement et les enquêtes. En dehors d’un habillage plus ou moins habile, l’administration
est incapable de présenter des arguments valables qui permettraient
de justifier les décisions arrêtées. Le nouveau “ management ” administratif raffolant des jolis concepts, on peut lui suggérer de s’intéresser de près à celui-ci : CREDIBILITE. Ce qui est encore plus grave, c’est que ce groupe de travail traduit une nouvelle fois le démontage de la LCF économique, commerciale et financière.
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© Solidaires-Douanes 2006 |