COMPTE-RENDU DU GROUPE DE TRAVAIL
"REINGENIERIE DE LA GARANTIE DES METAUX PRECIEUX"
du 14 décembre 2004.
Dialogue de sourds.
La séance présidée par Monsieur Bonnet a débuté
par l'annonce du programme des festivités du jour, à
savoir l'examen des aspects législatifs et réglementaires,
le point sur les modalités de contrôle à venir, et
enfin le principe de l'organisation définitive des bureaux; et
de préciser qu'un CTPC commun acterait des réformes de la
Garantie et du Renseignement le 9 février 2005.
Réunis en intersyndicale, Solidaires Douanes, CGT et FO ont abordé
ce groupe de travail par la lecture de
la motion des personnels
des bureaux de garantie ainsi que par une déclaration
préalable commune traduisant une prise de position claire et
nette en matière de représentation des personnels des bureaux
de garantie, à savoir imposer comme préalable à leur
participation un engagement ferme de l'administration sur les revendications
exigées.
La présence des trois O.S. étant subordonnée à
un engagement de l'administration à prendre en compte ces revendications,
les débats se sont naturellement orientés sur l'assurance
de l'attribution de mesures sociales d'accompagnement, le maintien à
résidence, y compris en surnombre (comme cela s'est fait par le
passé à la DNGSI suite à disparition des SIC et SEC),
le maintien du niveau de rémunération ainsi que l'accès
à une formation d'adaptation aux nouvelles fonctions. A été
également demandé le maintien de la notion de résidence
propre aux bureaux de garantie « survivants ».
Le président de séance, surpris de la détermination
de l'intersyndicale « partielle », a alors argué le
fait que
l'on ne pouvait sérieusement aborder le problème des effectifs
qu'une fois la décision de fermeture prise
officiellement lors du CTPC du 9 février 2005, et ce afin de permettre
aux directeurs régionaux de décliner cette décision
lors de CTPL dans les DR concernées, précisant que les situations
seraient alors examinées au cas par cas.
Sur le plan des rémunérations, la NBI, attachée
par principe à la fonction, serait d'ores et déjà
perdue.
Devant l'obstination de l'administration à ne pas entendre nos
revendications, et après une demande de
suspension de séance, l'intersyndicale a décidé de
recentrer ses revendications sur les points suivants :
- priorité de reclassement des agents sur une résidence
de leur choix dans la direction, même en surnombre ;
- tenue de groupes de travail locaux pour évaluer, dans la concertation,
ce reclassement des agents ;
- compte-rendus de ces groupes de travail intégrés dans
les documents préparatoires du CTPC du 9 février;
- tenue d'un CTPC Garantie à part entière, distinct du
CTPC Renseignement nécessitant une consultation
spécifique et par égard aux agents concernés par
les deux réformes ;
- maintien du niveau des rémunérations ;
- garantie d'une formation d'adaptation aux nouvelles fonctions pour
les agents reclassés.
En réponse, Monsieur Bonnet s'est interrogé sur l'utilité
de tenir un CTPC spécifique à la garantie mais en
a accepté le principe.
Quant à la tenue de groupes de travail locaux préalablement
au CTPC, l'incompréhension est demeurée
totale, le président avançant l'argument suivant : la fermeture
effective des bureaux n'intervenant qu'en décembre 2005, les directeurs
auront toute latitude, et les agents tout leur temps pour envisager les
reclassements... Il s'est toutefois engagé à recenser auprès
des directeurs les agents réellement concernés par la restructuration.
Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre.
Le groupe de travail s'est terminé dans un climat d'incompréhension,
Monsieur Bonnet regrettant par
ailleurs que notre comportement revendicatif l'ait privé de pouvoir
aborder les aspects législatifs et réglementaires.
Un nouveau groupe de travail sera convoqué en janvier ... 2005.
La délégation Solidaires DOUANES était composée
de :
- Marie-France DUFFO, D.R.D. analyse CO
- Chantal Saint Jevin, bureau de garantie de Paris
- Guy Chartrez, DR Bourgogne – Chalon sur Saône
|