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du CREF (9 septembre 2002). . |
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Deux associations de sociétaires du CREF, principal complément de retraite des fonctionnaires, actuellement en pleine mutation, ont conseillé lundi à leurs adhérents, dans un communiqué commun, de ne pas "démissionner", c'est-à-dire de ne pas quitter cet organisme. Seul produit de prévoyance retraite à associer répartition (60 %) et capitalisation (40 %), le CREF s'est vu dans l'obligation de se mettre en conformité avec le Code de la mutualité et donc d'intégrer les directives européennes en passant à un provisionnement intégral basé sur la seule capitalisation. Dans un courrier reçu en août, les 450.000 adhérents du CREF se sont vu donner le choix, jusqu'au 15 septembre, entre "le droit à la démission" ou "la conversion dans le nouveau dispositif", la gestion du CREF devant être prochainement transférée vers l'Union mutualiste retraite (UMR). Le Comité d'information et de défense des sociétaires (CIDS, qui regroupe 2.000 adhérents) et l'Arcaf (Association nationale des fonctionnaires épargnant pour la retraite) estiment "qu'il n'est pas judicieux de démissionner du CREF", compte tenu des informations "très incomplètes, peu claires et parfois même incohérentes" des documents communiqués fin août aux sociétaires. Les deux associations conseillent également à ces derniers "de ne rien faire pour le moment" en raison notamment des "pénalités très lourdes imposées par la Mutuelle retraite de la Fonction publique (MRFP, gérant le CREF), en cas de démission" et des "surcharges fiscales souvent rédhibitoires qui s'attachent à ces démissions". Le CREF avait déjà déclenché une importante polémique entre sociétaires et dirigeants à la suite de l'annonce, en décembre 2000, d'une baisse de 16 % de ses prestations. Plusieurs milliers de démissions avaient été enregistrées. "Cela ressemble à l'affaire Enron", a assurée
jeudi à l'AFP Andrée Roussef-Pinon, présidente du
CIDS qui organise jeudi à Paris avec l'Arcaf, une réunion
d'information afin de "discuter avec des fonctionnaires complètement
paniqués" par le choix à faire et dont certains ont
perdu, selon elle, "jusqu'à 30.490 euros". |
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