Compte rendu du groupe de travail
sur le secours de masse du 25 septembre 2003
Béatrice SOBOTA et Marie-France DUFFO. ont participé à
ce groupe de travail pour SUD DOUANES.
Ce GT avait été demandé par SUD, la CFDT et FO afin
d’envisager une réforme de l’attribution du secours
de masse, actuellement réservé aux agents logés par
la masse et qui bénéficient donc déjà d’un
avantage non négligeable, à savoir un loyer inférieur
à celui des logements privés.
La question était de savoir comment ce secours pourrait, sous des
conditions à définir, être versé à tous
les agents, quel que soit leur mode de logement.
L’administration a indiqué qu’il s’agissait
de réexaminer des dispositions anciennes et qui se révèlent
non adaptées à la situation actuelle des agents logés
à la Masse.
Toutefois ce réexamen s’inscrit dans un cadre juridique
constant (pas de modification du décret) et sans modification du
périmètre financier (pas de recherche d’économies
mais pas d’augmentation de l’enveloppe).
Cette question du secours de masse sera évoquée lors de
la réunion restreinte de la Masse début octobre.
Après rappel des objectifs du secours de Masse ainsi que des modalités
de demande et de versement, un certain nombre de faiblesses du dispositif
ont été évoquées et soumises aux observations
des OS.
FO, la CFDT et SUD Douanes ont noté que le débat tel qu’il
était proposé ne s’engageait pas dans le sens demandé
initialement, soit l’extension du secours à tous les agents.
En effet, les agents qui ne sont pas logés à la Masse sont
défavorisés doublement car ils paient des loyers élevés
dans le privé et ne reçoivent aucune aide.
L’UNSA a également relayé cette idée.
La CGT par contre, a manifesté sa vive opposition à cette
nouvelle conception et ne souhaite pas redistribuer à tous les
douaniers un argent qui appartient à l’EPA douanes.
L’administration s’oppose à tout changement de structure
et donc à toute révision du décret en Conseil d’Etat.
En effet, la légitimité de l’EPA douanes à
aider les seuls douaniers à se loger serait alors mise en cause
par rapport aux autres fonctionnaires.
Le dossier d’une indemnité pour tous ne serait pas plaidable,
au-delà de la fourniture de logements qui existe dans toutes les
autres administrations.
Tout ce qu’on peut faire, c’est améliorer la répartition
PROBLEMES EVOQUES
1) Le secours de masse ne doit pas se substituer à l’APL
Constat actuel : très peu de directions semblent vérifier
que les agents en ont fait la demande. A l’avenir il est proposé
que les dossiers incluent une attestation de la CAF. Les correspondants
sociaux devraient être sensibilisés sur ce point afin d’informer
les nouveaux agents sur leurs droits, y compris dans les écoles.
2) Répercussion sur le secours de masse d’un parc immobilier
inadapté
Comme on ne peut pas aider les agents qui ne sont pas logés, il
faut aider au logement en adaptant le parc.
Le parc immobilier de la masse, composé en majorité de T3
et T4, surtout en région parisienne et à Marseille, est
inadapté aux agents qui ont le plus besoin d’être aidés
à se loger, c’est-à-dire ceux dont c’est la
première affectation et qui sont en général célibataires.
Cela n’est pas cohérent de verser un secours élevé
dû à un loyer élevé, si l’appartement
est trop grand par rapport aux besoins de l’agent logé.
Cela permettrait d’avoir d’autres allocataires, tout en conservant
une enveloppe financière au même niveau.
3) Comment mieux répartir :
a) Le quotient familial :
les règles du quotient familiale de la Masse ne sont pas identiques
aux règles fiscales. La question se pose d’une harmonisation,
sous réserve de ne pas davantage favoriser les familles au détriment
des jeunes célibataires.
b) Aménagement des règles d’attribution
:
Il a donc été proposé un déplafonnement du
seuil annuel de ressources pour les agents de constatation
pendant une période maximum de 3 ans, et les contrôleurs
(1er échelon) pendant un an.
Il faudra faire des simulations avant décision.
Cette proposition d’aménagement fait suite au constat suivant
:
Les agents de constatation (1er et 2ème échelon), au vu
de leurs revenus annuels, (prime comprises), sont au-delà du plafond
de ressources, alors que leur situation de nouveaux arrivants dans la
vie active est à prendre en compte.
Rappel : l’aide de la Masse passe d’abord par l’attribution
d’un logement (1/3 des locataires seulement perçoit un secours
de masse).
c) Le revenu imposable
Le secours de masse est calculé notamment en fonction du revenu
net imposable. Or ce revenu peut résulter de la déduction
de charges très diverses dans leur nature : de la pension alimentaire
à des déficits fonciers, de déficits professionnels
du conjoint ou encore de la déduction des frais réels.
Les OS ont exprimé une position nuancée en rejetant toute
démarche inquisitoriale et en expliquant qu’avec les restructurations,
de plus en plus d’agents étaient logés loin de leur
travail et que la situation n'allait pas s’arranger.
Si des revenus fonciers existent, la demande d’aide pourra être
orientée vers l’APL.
d) Le calcul d’un revenu forfaitaire
Ces dispositions sont à l’origine de distorsions de traitement
entre les agents qui n’avaient pas de ressources l’année
précédant la demande de secours de masse (c’est leur
salaire à venir qui sert de base au calcul) et ceux qui ont déclaré
de faibles ressources comme les jobs d’étudiants, qui leur
permettront de percevoir un secours important.
En cas d’alignement sur le salaire à venir, il faudra appliquer
le nouveau système pour les C (déplafonnement) et éventuellement
les B.
Il restera le cas des inspecteurs qui sortent de Tourcoing (cas marginal)
et le problème des B s’ils ne rentrent pas dans le nouveau
système.
e) Le changement de situation familiale
Le secours de masse est établi une fois par an, et ne peut donc
être modifié immédiatement lorsque la situation de
l’agent change (sauf cas d’erreur du service de la Masse).
Il est envisagé des dérogations au coup par coup à
cette règle pour permettre la prise en compte de la nouvelle situation
des agents.
4) Autres pistes de réflexion
a) Le montant minimum
Le secours de masse n’est pas versé en-dessous de 7,62 €.
Si ce montant (très bas) était relevé à 15€,
en 2002, cela aurait évité l’émission de 802
mandats, d’où des facilités notables de gestion.
La perte est-elle supportable pour les agents ?
La DSG pense que oui car il s’agit d’agents en haut de la
fourchette de revenus.
b) Le montant maximum
La DG a trouvé des cas extrêmes où après secours
de masse, le loyer tombe à 20%.
Il faut quand même que l’agent paye un minimum de loyer (le
minimum actuel de 20% est-il assez élevé ?).
OK si il y a détresse personnelle.
Il faut faire des analyses plus fines pour voir si on peut redistribuer.
5) Questions diverses
- L’administration souligne qu’il n’a pas été
simple de mettre en œuvre cette étude sur le secours de masse.
La récolte des données exploitables et l’établissement
des tableaux ont été difficiles.
SUD a demandé une étude sur l’attribution des logements
par grades.
On sait que ce sont majoritairement des agents C qui sont logés,
puis des B. Il semblerait qu’il y ait aussi des cadres sup. !
- FO a demandé si des logements loués par la Masse pourraient
être proposés à la vente aux agents.
L’Administration répond qu’elle n’est pas propriétaire
des appartements qui lui ont été remis en dotation par les
Domaines.
- Calendrier
CA de la Masse : 30/10/2003
GT sur la Masse : 17 au 22/11/2003
Elections CAP mars 2004
Elections Masse : 6/05/2004
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