COMPTE-RENDU
GROUPE DE TRAVAIL formation professionnelle
Mardi 28 mai 2002
Etaient présents à ce groupe de travail :
M. BONNET, chef de la sous-direction A
M. JANKOWIAK, chef du bureau A/1
M. LABORDE, adjoint au chef du bureau A/1
Me PEYROU, Chef de la DNRFP
Me LARMAND-CANITROT, adjointe à la chef de la DNRFP
M. SENNELIER, directeur de l'ENBD
M. FRIESS, directeur de l'END Rouen
La CFDT a souhaité faire une déclaration préalable
dans laquelle elle a notamment insisté sur le manque de préparation
des stages pratiques des contrôleurs et des agents de constatation.
Elle a mis l'accent sur les "exclus de la formation" et sur
la difficulté pour les agents d'obtenir l'accord de leur hiérarchie
lorsqu'ils souhaitent participer à des formations sans rapport
avec leurs fonctions. La CFDT a proposé la mise en place d'un compte
épargne formation dont chaque agent userait à sa discrétion.
Elle souhaite que chaque agent bénéfice dans ce cadre de
20 jours par an.
Monsieur BONNET s'est déclaré ouvert à cette proposition
t tout en restant sceptique sur le nombre de jours octroyés dans
le cadre de ce dispositif.
Les organisations syndicales ont également insisté sur
la réticence des différentes directions lorsqu'il s'agit
de libérer les formateurs occasionnels.
Monsieur BONNET a admis la nécessité d'octroyer des facilités
à ces formateurs tout en réaffirmant qu'un statut particulier
n'était pas envisageable, y compris pour les formateurs permanents
des écoles.
Interpellé par SUD, monsieur BONNET et madame PEYROU ont prétendu
n'avoir aucune inquiétude quant au recrutement d'enseignants à
l'END Tourcoing. Il semble qu'il y ait pléthore de candidat dans
le Nord pour ces fonctions. Ils en ont conclu qu'une évolution
statutaire visant à améliorer l'attractivité des
fonctions d'enseignants n'était pas utile.
Par ailleurs, M. BONNET a insisté sur le fait que les fonctions
d'enseignants ne se concevaient que pour une durée limitée.
Il a admis la nécessité de proposer aux agents quittant
ces fonctions des postes intéressants tant d'un point de vue géographique
qu'en termes d'évolution de carrière. M. BONNET n'a pas
précisé comment l'administration compte opérer.
La CGT a insisté sur la prise en compte des temps de formation
dans la charge de travail et a rappelé la nécessité
d'effectuer dans le cadre de ces formations des rappels déontologiques,
en particulier en matière de racisme.
Le SNCD a tenu à féliciter l'administration pour la mise
en place des formations ambulatoires. La CGT et la CFDT ont plaidé
en faveur d'une régionalisation des formations, ce qui éviterait
aux agents des déplacements trop longs.
Ordre du jour :
1. Réforme de l'arrêté de formation des agents de
constatation stagiaires.
2. Réforme de l'arrêté de formation des contrôleurs
stagiaires.
3. Réforme de l'arrêté de formation des inspecteurs-élèves
(analystes).
4. Bilan de la formation en 2001 et perspectives en 2002.
5. Points divers : Inscription en ligne aux actions de formations professionnelles.
Délocalisation de l'END Neuilly.
Réforme des arrêtés de formation des agents de constatation
stagiaires et des contrôleurs stagiaires.
L'objectif majeur de cette réforme est de permettre l'affectation
des stagiaires non pas en fonction du classement définitif, mais
en fonction d'un classement provisoire établi d'après
les résultats aux épreuves effectuées lors de la
première partie du stage théorique.
SUD a déploré que la mise en place de la formation en alternance,
évolution dont on pourrait se féliciter, n'ait pour seul
objectif que l'absorption de "pics de recrutement", ce que monsieur
BONNET a contesté.
SUD a insisté sur le fait que les directions ne pouvaient recevoir
les stagiaires dans de bonnes conditions et qu'il était nécessaire
de développer la préparation de ce stage pratique. Le minimum
serait d'améliorer la concertation entre les écoles et les
directions d'accueil et de fixer clairement les objectifs du stage pratique.
SUD a regretté que certains stagiaires aient été
immédiatement employés sur leur poste définitif,
ce qui équivaut à une prise de fonction. Monsieur BONNET
a répondu que cela pouvait s'analyser comme de la formation pratique
!
SUD a fait remarquer que tous les stagiaires n'avaient pas le même
statut, certains ayant prêtés serment avant le stage pratique,
d'autres pas. L'administration a expliqué ce phénomène
par le manque de possibilités offertes par les tribunaux de grande
instance.
SUD s'est inquiété des modalités de notation du
stage pratique qui se fait en application de l'article 15, par le chef
de la DNRFP sur proposition du chef de circonscription et a proposé
la suppression de cette note.
L'administration souhaite conserver cette note, qui lui permet d'éviter
le recrutement des stagiaires s'étant révélés
inaptes à leurs fonctions lors du stage pratique. L'administration
donnera des consignes quant à la détermination de cette
note qui, si elle influe sur la titularisation, n'a aucune incidence sur
l'affectation déterminée avant le déroulement du
stage.
SUD a attiré l'attention de l'administration sur le déséquilibre
constaté cette année dans le déroulement du stage
théorique. Les directeurs des écoles de La Rochelle et de
Rouen ont reconnu qu'il était impossible de faire un enseignement
de six mois en quatre mois. Ils sont toutefois dans l'obligation de délivrer
les fondamentaux aux stagiaires avant leur départ en stage pratique
dans les services. A la lumière des insuffisances constatées,
on peut espérer une amélioration lors du déroulement
des prochains stages de formation.
Toutes les OS ont interrogé l'administration sur la durée
variable du stage théorique.
Devant l'insistance des OS, M. BONNET a précisé que cette
disposition n'avait pas vocation à être utilisée (!)
et aurait éventuellement permis de déconcentrer une partie
du stage théorique.
Afin de rassurer les OS, monsieur BONNET a consenti à modifier
les articles 2 des projets d'arrêtés de formation. La durée
du stage théorique sera donc de 4 mois pour les agents de constatation
et de six mois pour les contrôleurs.
La réforme de l'arrêté de formation des inspecteurs-élèves
analystes :
Cette réforme a pour objet l'ajout de deux épreuves supplémentaires
dans le cursus de formation des inspecteurs analystes.
SUD a insisté sur la nécessité d'une formation unique
pour tous les inspecteurs. Les analystes sont en effet susceptibles d'occuper
des fonctions différentes du fait d'une mutation. Toutefois, leur
imposer des épreuves supplémentaires entraîne une
rupture de l'égalité entre les inspecteurs-stagiaires.
La possibilité de substituer ces épreuves spécifiques
à d'autres épreuves réglementaires a été
évoquée. Elle suppose toutefois deux classements différenciés.
Devant l'opposition manifestée par les OS, monsieur BONNET a proposé
le renvoi de l'examen de ce projet de réforme à un groupe
de travail sur l'informatique.
Le groupe de travail a été clôturé sans que
l'ordre du jour n'ait été épuisé.
Ni la question de la délocalisation, ni les perspectives en matière
de formation n'ont été discutées.
Un échange de propos assez vif a eu lieu entre la CGT et M. BONNET
suite à la dénonciation par la Marine Nationale du protocole
le liant à la douane dans le cadre de la formation des mécaniciens.
Messieurs BONNET et SENNELIER ont vivement regretté l'attitude
de trois agents, qui en refusant de se conformer aux règles en
vigueur à l'école de la navale, seraient à l'origine
de cette rupture.
La CGT a, par ailleurs, accusé la direction générale
d'avoir refusé à plusieurs reprises la tenue d'un groupe
de travail sur la formation des spécialistes et a précisé
que cette rupture avec la Marine Nationale résultait de problèmes
que l'administration connaissait depuis longtemps.
Monsieur SENNELIER a indiqué qu'il étudiait différentes
possibilités pour faire face à la déficience de la
Marine Nationale.
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