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Déclaration préalable SUD-DOUANES aux groupes de travail
sur le droit de grève.
Comme vous l’avez dit le 28 juillet, pour ce qui est de l’octroi
de la bonification, le ministre a respecté l’engagement de
nature politique qu’il avait pris et cet engagement a abouti à
faire droit à une revendication historique des douaniers.
Certes et en termes d’affichage, surtout.
Car, comme ce même jour vous nous avez précisé que
les marges de manœuvre étaient quasiment nulles, force est
de constater qu’il ne peut y avoir débat :
1) ni sur les modalités d’octroi de la bonification dont
vous savez fort bien qu’il s’agit d’une bonification
au rabais étant données ses conditions d’octroi puisque
n’en bénéficieront réellement qu’une
minorité d’agents
2) ni sur sa contrepartie (ou sa conséquence puisque vous préférez
ce terme) qu’est la suppression du droit de grève en Surveillance,
qui en fait, et vous le savez très bien aussi, concerne toute la
Douane. Il s’agit de la mise en place feutrée d’un
service minimum. Et, nous vous l’avons déjà dit, c’est
inacceptable.
SUD ne peut dès lors que constater cet inqualifiable coup de force
sur le droit de grève qui fait l’impasse de la notion de
pénibilité pour ne conserver que l’aspect sécuritaire.
SUD DOUANES veut une bonification qui prenne en compte la pénibilité
du travail des agents des Douanes, toutes branches confondues. La loi
2003-775 du 21 août 2003 et son article 12 portant sur la réforme
des régimes de retraite invitent les organisations professionnelles
et syndicales à engager une négociation sur la définition
et la prise en compte de la pénibilité.
Qu’attend on ?
Suite à la mini-intersyndicale avant le "groupe de travail",
les organisations syndicales avaient pris la décision d'écouter
les propositions de la DG puis de demander une interruption de séance
pour adopter une position commune.
Suite à la présentation du texte, l'ensemble des organisations
syndicales a quitté la réunion après avoir déclaré
refuser la suppression du droit de grève. Seul l'UNSA s'est déclaré
prête à en discuter en cas de contreparties financières.
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