Accueil > Personnels > Carrières > Déclaration préalable aux groupes de travail sur le droit de grève (16 septembre 2003) .

 

Déclaration préalable SUD-DOUANES aux groupes de travail sur le droit de grève.

Comme vous l’avez dit le 28 juillet, pour ce qui est de l’octroi de la bonification, le ministre a respecté l’engagement de nature politique qu’il avait pris et cet engagement a abouti à faire droit à une revendication historique des douaniers.
Certes et en termes d’affichage, surtout.
Car, comme ce même jour vous nous avez précisé que les marges de manœuvre étaient quasiment nulles, force est de constater qu’il ne peut y avoir débat :
1) ni sur les modalités d’octroi de la bonification dont vous savez fort bien qu’il s’agit d’une bonification au rabais étant données ses conditions d’octroi puisque n’en bénéficieront réellement qu’une minorité d’agents
2) ni sur sa contrepartie (ou sa conséquence puisque vous préférez ce terme) qu’est la suppression du droit de grève en Surveillance, qui en fait, et vous le savez très bien aussi, concerne toute la Douane. Il s’agit de la mise en place feutrée d’un service minimum. Et, nous vous l’avons déjà dit, c’est inacceptable.
SUD ne peut dès lors que constater cet inqualifiable coup de force sur le droit de grève qui fait l’impasse de la notion de pénibilité pour ne conserver que l’aspect sécuritaire.
SUD DOUANES veut une bonification qui prenne en compte la pénibilité du travail des agents des Douanes, toutes branches confondues. La loi 2003-775 du 21 août 2003 et son article 12 portant sur la réforme des régimes de retraite invitent les organisations professionnelles et syndicales à engager une négociation sur la définition et la prise en compte de la pénibilité.
Qu’attend on ?

Suite à la mini-intersyndicale avant le "groupe de travail", les organisations syndicales avaient pris la décision d'écouter les propositions de la DG puis de demander une interruption de séance pour adopter une position commune.

Suite à la présentation du texte, l'ensemble des organisations syndicales a quitté la réunion après avoir déclaré refuser la suppression du droit de grève. Seul l'UNSA s'est déclaré prête à en discuter en cas de contreparties financières.

 

 

 

© Solidaires-Douanes 2006