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Paris, le 21 janvier 2002

 

A

Monsieur Alain Cadiou

Directeur Général des Douanes

et des Droits Indirects

23 bis rue de l’université

75007 PARIS

 

 

 

 

Objet : situation des Correspondants Régionaux Informatiques

 

 

Monsieur le Directeur Général,

 

Mon organisation syndicale souhaiterait attirer, à nouveau, votre attention sur la situation des Correspondants Régionaux Informatiques et, à travers leur situation, sur la prise en compte des utilisateurs informatiques dans notre administration.

Alors que le parc informatique ne cesse de s’étendre, le nombre des Correspondants Régionaux Informatiques reste quasiment stable. Il n’est pourtant pas inutile de relever que des structures de taille comparable en nombre de postes et en nombre d’agents sont dotés d’un nombre plus important d’assistants utilisateurs. De surcroît plusieurs phénomènes viennent compliquer la tâche des Correspondants Informatiques Régionaux : l’étendue géographique des services concernés, la spécificité des logiciels douaniers, une coordination nationale déficiente et une reconnaissance insuffisante.

     

  1. L’étendue géographique des services :
  2. Plusieurs directions comportent un grand nombre de départements et s’étendent sur des dizaines voir des centaines de kilomètres. Le Correspondant Régional Informatique doit donc se déplacer, parfois dans un véhicule réformé, et sans être toujours doté d’un téléphone portable. Ce temps de déplacement étant incompressible alors même que le parc informatique poursuit son développement, les missions ne peuvent plus être assurées complètement et correctement.

     

  3. La spécificité des logiciels douaniers :
  4. La plupart des logiciels douaniers, en dehors des outils bureautiques traditionnels, sont spécifiques et adaptés à nos missions et il en sera encore ainsi pendant longtemps. A cette spécificité logicielle s’ajoute une grande hétérogénéité du parc matériel. La déconcentration des marchés ne va pas résoudre ce phénomène mais l’amplifier tout en ajoutant une charge de travail aux Correspondants Régionaux Informatiques.

     

  5. La coordination nationale :
  6. Elle reste pour le moins aléatoire et, en tout état de cause, elle n’est pas comprise comme un vecteur essentiel de la prise en compte des besoins des utilisateurs. Ainsi, il était prévu une réunion nationale annuelle des Correspondants Régionaux Informatiques. Malgré ce rythme peu soutenu, la réunion de 2001 n’a pas été organisée. Le contenu même de ces réunions devrait être revu pour prendre en compte les attentes et les demandes des Correspondants Régionaux Informatiques. Il semble que jusqu’à présent ces réunions n’ont servi que de défouloir aux Correspondants Régionaux Informatiques, l’administration faisant semblant de les écouter sans en tirer aucune conséquence. Quid par ailleurs de la politique en matière de formation et de veille technologique ?

    Le dernier épisode sur le non-renouvellement du marché de maintenance, en l’absence de tout autre marché, parce que quelqu’un aurait décidé en haut lieu que cette maintenance coûtait trop cher : sans avertissement, sans concertation, sans évaluer le travail supplémentaire qui incomberait aux Correspondants Régionaux Informatiques constitue un des nombreux exemples qui mettent en évidence le pilotage à vue sur le sujet. Il faudra d’ailleurs un jour évaluer le coût de cette mesure et ses dommages sur le fonctionnement des services.

     

  7. La reconnaissance insuffisante :

La reconnaissance des personnels passe en premier lieu par la prise en compte des difficultés mentionnées ci-dessus et par des réponses adaptées. Toutefois, ainsi que cela vous avait été demandé par notre organisation syndicale, notamment le 14 décembre lors de l’audience que vous avez accordé à l’intersyndicale douane, l’extension du régime d’ARTT octroyé au CID et à la DNSCE aux Correspondants Régionaux Informatiques semblerait une mesure juste. Nous demandons le plus rapidement possible le doublement des effectifs implantés. Enfin, nous considérons que les postes Correspondants Régionaux Informatiques doivent être implantés et figurer au tableau de mutations. Ces demandes ont déjà été effectuées à plusieurs reprises par SUD DOUANES. Lors d’un groupe de travail, qui s’est tenu il y a un certain temps, on nous a annoncé que tout cela serait mis à l’étude.

Notre administration ne doit pas négliger le domaine de l’assistance aux utilisateurs. L’assistance aux utilisateurs est devenu un métier informatique à part entière qui requiert compétences techniques mais également des qualités relationnelles et de la disponibilité. Les agents qui assurent cette assistance, qu’ils soient Correspondants Régionaux Informatiques ou Pupitreurs Assistants Utilisateurs, doivent pouvoir exercer leur métier dans des conditions correctes.

En conséquence SUD DOUANES vous demande de réunir un groupe de travail pour étudier la situation actuelle des Correspondants Régionaux Informatiques et des pupitreurs assistants utilisateurs, mais également sur l’évolution de l’assistance aux utilisateurs.

 

Dans cette attente, je vous demande d’agréer, monsieur le Directeur Général, l’expression de ma parfaite considération.

Le secrétaire général

Didier Dheilly

 

 

 

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