Accueil > Dossiers > Carrières > Mutations sauce 2005..

 

Mutations sauce 2005

L’administration qui prône la mobilité totale de son cadre sup se lamente à haute voix de l’instabilité du "petit personnel" (AC à inspecteur). En effet, le "petit personnel" ne cesse de demander des mutations. L’administration aimerait bien stabiliser ce "petit personne"l en instaurant une obligation de résidence de 3 à 5 ans après réussite à un concours... Après avoir tenté de faire avaler la couleuvre aux syndicats lors d’un groupe de travail le 6 février 2001 la DG a servi à nouveau le même plat lors du groupe de travail DOUANES 2005 sur : " la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences " qui s’est réuni le 13 février 2002. Le projet de l’administration constitue donc un bouleversement total des règles du jeu.

L’administration souhaiterait obtenir l’accord des organisations syndicales pour réformer les affectations suite à concours en instaurant une obligation de résidence de 3 à 5 ans. Ainsi le lauréat d’un concours se verrait proposer une affectation régionale et ne pourrait s’inscrire au tableau de mutation avant d’avoir achever une période de 3 à 5 ans à la résidence, sauf cas de force majeure (ou même, on peut l’imaginer sauf besoin de l’administration, par exemple poste à enquête). Pendant ces 3 à 5 années, les lauréats des concours suivant pourraient aller s’installer sur des postes libérés par les départs à la retraite. Dans le même temps, les promotions par liste d’aptitude pourraient s’effectuer sur place et les prétendus surnombres octroyés par l’administration pour ces promotions seraient rapidement absorbés (voir ici).

Outre, la stabilisation du personnel à certaines résidences (CID, Le Havre...), L’administration espère apporter du "sang neuf" (sic !) dans les vieilles directions du sud. L’administration tente ainsi de faire d’une pierre deux coups. D’un autre côté, elle se garde bien de s’intéresser à la mobilité des receveurs, des directeurs (à titre d’exemple, le CID a connu 3 directeurs en 6 ans), et de la haute hiérarchie de la DG. Il est vrai que ce qui est vertu pour les uns est vice pour les autres, exactement comme à l’époque de Louis XIV.

L’administration ne craint donc pas de faire un grand pas en arrière, elle voudrait toutefois obtenir l’assentiment des représentants du personnel.

Dernière minute : nous attirons l’attention des collègues sur les conditions d’inscription actuelle au tableau de mutation de certaines résidences : les écoles, et la DNRED. Pour mémoire, les demandes de mutation sont effectuées après examen de la CAP de la direction concernée. Un nombre important de candidats sont écartés aux motifs les plus farfelus, notamment en raison de la qualité de leur dossier. Pourtant, même si c’est illégal, le dossier n’est pas communiqué aux élus en CAPL. La résidence de Paris Spécial n’est pas épargnée par le problème. Il convient donc de ne pas hésiter à contacter les représentants du personnel pour faire valoir son cas. Et bien entendu, d’envisager des demandes d’annulation du Tableau par le Tribunal Administratif. Nous consulter.

 

© Solidaires-Douanes 2005