Déclaration préalable SUD DOUANES
CAPC du 15 octobre 2002

Monsieur le Président de la CAPC,

Sans parler d'une déclaration préalable au sens strict, je tiens à faire les remarques suivantes.

Tout d'abord et je tiens à ce que cela soit acté au PV, je rappelle mes propos de la semaine passée sur l'insuffisance d'une journée pour préparer cette CAP de recours compte tenu de la date fixée au mardi. Sans doute sommes-nous lents, besogneux et perfectionnistes mais nous avions 43 dossiers à examiner en une seule journée sachant que 14 cas sont apparus entre le jeudi 10 octobre et lundi 14 octobre.

J'ai relu ma déclaration préalable de l'an passé, elle est toujours d'actualité :

  •   pourquoi ne pas étendre le recours sur les appréciations phraséologiques en CAP Centrale, de multiples de dossiers nous montrent que le problème d'adéquation appréciations / note constitue en fait un problème d'appréciations ;
  •   en CAP Locale, sur ces appréciations, les représentants du personnel et l'administration ont des pratiques diverses : suppression d'appréciation, proposition de modification, etc.
  •   formellement on passe du blanc ou on note après recours en CAP Locale avec la modification ;
  •   globalement la manière de conduire les entretiens d'évaluation pose souvent problème ;
  •   la cohérence entre note finale et les diverses appréciations est souvent discutable ;
  •   les directeurs ont des pratiques diverses : ceux qui indiquent "faites donc un recours en centrale, je l'appuierai, je n'ai plus de mois à donner" (Auvergne, Léman, Nice, Polynésie) et d'autres qui rejettent systématiquement le recours en centrale ;
  •   note de référence ou intermédiaire en première année cela varie selon les directions, selon les directeurs et selon les années et cela est mal perçu mais comme le dit une collègue de Roissy avec sa nième note intermédiaire : "j'ai toujours fait parti des 50% qui n'obtiennent rien".

Bref, il y a toujours un malaise chez les inspecteurs : 43 recours en centrale pour 2000 agents c'est à la fois peu et beaucoup.
Ils ont besoin de reconnaissance, coincés entre la base et la hiérarchie supérieure, tantôt cadres et tantôt pas assez cadres (qui participe à des mouvements de grève : ARTT et surv), travaillant dans des postes parfois ingrats ou difficiles, ils doivent prendre des initiatives mais rendre compte jusqu'à l'excès, être autonomes et collectifs, être rigoureux mais pas perfectionnistes ou lents, être souples avec les usagers mais pas trop, toujours compétents, spécialisés mais polyvalents.

Pour certains cela relève presque du harcèlement moral comme à La Réunion, Poitiers ou la Direction Générale.

Enfin, j'avais parlé d'un glossaire miracle, d'un dictionnaire des synonymes mais cette fois c'est carrément un guide de rédaction qu'il faudrait à certains notateurs (à titre d'exemple : l'utilisation excessive du verbe savoir, "n'a pas su" ou du verbe devoir, "devra")

 
 

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