COMPTE-RENDU DU GROUPE DE TRAVAIL FORMATION PROFESSIONNELLE DU 19 SEPTEMBRE
2003.
BILAN 2002 PERSPECTIVES 2003.
SUD est intervenu pour déplorer les insuffisances de la formation
consacrée à l’utilisation des nouvelles technologies
(Intranet, messagerie, application courrier, etc…), ainsi que sur
les disfonctionnement ayant affecté la formation commune avec la
DGCCRF dispensée au personnel des laboratoires. En ce qui concerne
les formations de perfectionnement et d’adaptation aux fonctions,
qui ont accusé une décrue significative, SUD s’est
étonné que ces données ne soient pas étayées
dans le documents préparatoires par des chiffres précis,
ainsi que sur les raisons invoquées par l’administration
(retombées des mouvements sociaux dans la surveillance ou effets
induits de l’ARTT).
Monsieur BONNET, qui présidait ce groupe de travail, estime que
cette réduction du nombre de jours de formation continue ne peut
être interprétée comme une orientation de remise en
cause de la FP par la Direction Générale qui, assure-t-il,
demeure une priorité.
Parmi les facteurs pouvant expliquer ce recul, la DG considère
qu’au delà d’une partie d’inexpliqué (
?), il convient d’ajouter des difficultés dans l’agrégation
des données (exemple : double décompte de certaines formations
nationales dans le bilans des années précédentes).
L’administration s’est engagée également à
tirer un bilan de la formation en alternance mise en place en 2001. A
ce stade, la DG considère qu’il y a moins de problèmes
en catégorie C qu'en B (pour des raisons plus familiales que pédagogiques).
Il n’en demeure pas moins que ce dispositif génère
des frais supportés par les stagiaires (pour certains 3 logements
: résidence de départ – école – direction
d’affectation).
ROISSY la 4ème ÉCOLE ?
Autre innovation de la période : la suppression de la 2ème
partie de stage à l’ENBD pour les 120 stagiaires AC affectés
à Roissy, afin de ne pas désorganiser cette plate-forme
aéroportuaire (12 Millions de passagers, 25% du fret aérien).
Dans le contexte de réduction des emplois publics, l’administration
serait tenté de reconduire cette formule, voire de l’étendre
à d’autres directions d’accueil.
Les organisations syndicales sont opposés à ces aménagement
qui replacent pas l’ensemble des stagiaires sur un pied d’égalité.
L’administration envisage de revenir à une durée
différenciée pour la 1ère partie du stage de contrôleur
consacrée au « socle des fondamentaux douaniers » entre
les externes et le internes, ces derniers pouvant être dispensé
des trois premières semaines déjà acquises.
PLAN PLURI ANNUEL 2004 – 2007.
Le plan 200 – 2003 arrivent à échéance l’administration
présente les orientations et les priorités qu’elle
se propose de mettre en place.
Monsieur BONNET considère que ce plan est ambitieux et il revendique
la nécessité d’être volontariste, au moins à
ce stade de la définition des objectifs du futur plan (accroître
la professionnalisation des formations, s’approprier les outils
concourrant à la modernisation des services et poursuivre l’ouverture
de l’administration sur l’extérieur.
A notre sens, ce volontarisme affiché sera percuté implacablement
par les contraintes budgétaires et sur les insuffisances des moyens,
notamment sur les renforcement nécessaire des échelons régionaux
des formations professionnelle.
DE LA SÉCURITÉ AU SÉCURITAIRE
Garantir la sécurité de l’agent et des usagers lors
de l’exécution des contrôles n’implique pas que
la Douane se transforme en une administration de maintien de l’ordre.
Si des dérives existent, elles devront être corrigées
en prenant en compte que la sécurisation d’un contrôle
ne constitue pas une finalité, mais un moyen.
SUD prend acte des ces déclarations émanant de la DG,
en espérant toutefois que le message sera intégré
et relayé dans sa totalité dans les futures actions de formation
à tous les niveaux hiérarchiques.
LOLF STORY.
La loi organique relative aux lois de finances (LOLF) qui réforme
en profondeur l’ordonnance de 1959 régissant les dépenses
publiques, va se mettre en place progressivement d’ici 2006 présentée
comme une mesure visant à assurer une meilleur transparence de
l’utilisation des deniers publics, cette loi constitue en fait un
formidable outil pour mener à bien la réforme de l’État
dans un cadre libéral.
Culture de résultats, indicateurs de performances censés
évaluer l’activité etc…, donc s’inscrire
dans les axes de plan de formation.
S’il peut sembler logique que ces « innovations » s’intègrent
dans le contenu des formations, SUD réaffirme son opposition à
ce nouveau mode de fonctionnement des services, contradictoire avec la
conception du service public que nous défendons.
L’E-FORMATION : QUÉ SA KO ?
Il s’agit de formation en réseau.
Des expérimentation sont conduites dans les domaines de le bureautique
et des langues étrangères.
L’administration ne semble pas être en capacité de
généraliser cette offre de formation, interactive, essentiellement
pour des raisons de coût, car nécessitant des technologies
et des savoir-faire coûteux (plate-forme informatique – tutorat
– équipement de salles dédiés à la E-formation
– formation d’infographistes).
SUD a fait observer que le Canada , par exemple où ce dispositif
de formation s’est généralisé, fait actuellement
machine arrière, compte tenue des contraintes générées.
Plusieurs points d’information sont ensuite examinés.
DE FIFI AU CLAF.
L’administration présente le CLAF (candidature en ligne
aux actions de formation) qui devrait être opérationnel l’année
prochaine.
Cette application (qui remplacera FIFI considéré comme obsolète)
devrait gérer l’ensemble du dispositif des actions de formation
continue.
SERVICE NATIONAL DELA DOUANE JUDICIAIRE :
Nouveau et intéressant (enfin pas toujours)
SUD DOUANES, dans son intervention a rappelé que, concernant la
2ème session d’ODJ, il n’y a eu que 55 candidats pour
30 places offertes, ce qui témoigne d’un défaut d’attractivité,
ou d’une méconnaissance de ce nouveau service à la
DGDDI.
SUD a également évoqué les difficultés relevées
lors de la 1ère session, en ce qui concerne l’interprétation
de contentieux douanier en relation avec le code pénal.
La 2ème session sera écourtée du 29 septembre au
29 février à Tourcoing.
L’instruction cadre ODJ sera examinée lors du CTPC du 17
décembre 2003.
DÉLOCALISATION DE L’END DE NEUILLY ÀTOURCOING :
Tout va pour le mieux dans le meilleure des écoles.
L’administration se décerne un brevet d’auto satisfaction
tant au plan de la réalisation de la nouvelle école que
sur les conditions du transfert opéré cet été.
Concernant donc la plus grosse opération immobilière du
Ministère dans la période, un tableau idyllique nous est
brossé : beauté et fonctionnalités de bâtiment
conçu par un architecte de grande notoriété (a son
actif le parlement européen de Strasbourg et le village olympique
d’Athènes :
- - qualité de la concertation avec le personnel dans la prise
en charge et le suivi du projet;
- - équipements et matériel informatique dernier cri;
- - externalisation de la restauration uniquement parce que les agents
en poste à Neuilly ont refusé d’aller à Tourcoing.
Les organisations syndicales ne partagent pas cette vision par trop
optimiste de la délocalisation.
Des problèmes non réglés à ce jour subsistent
sur le site : école résidence des stagiaires (fuite d’eau
– carrelage glissant etc…)
L’administration s’engage à trouver des solutions dans
les meilleurs délais avec le maître d’œuvre de
l’ouvrage.
Les organisations syndicales considèrent également que l’ouverture
de l’école s’est effectué prématurément
pour le CMFI de septembre parce que les travaux n’étaient
pas achevés.
L’administration invoque que l’agrément de la commission
de sécurité l’habilite à ouvrir les portes
de l’établissement.
Nous avons demande que l’école de Tourcoing soit rattaché
au CHS de Lille.
REMPLACEMENT DU NAVIRE-ÉCOLE À LA ROCHELLE :
Le retour à la case départ.
Le projet d’acquisition d’un bateau école en remplacement
de l’AUNIS est abandonné dans son format permettant de réaliser
des sorties en mer sur des périodes longues. Pour l’administration
les normes en matière d’habitabilité du bateau ont
fait imploser l’enveloppe budgétaire alloué à
ce projet ( 2 chantiers sur 15 candidats au départ ont répondu
à l’appel d’offres). Le DG propose dons de réduire
la voilure et revenir à un cahier des charges permettant des sorties
de moindre amplitude.
Ce retour à un format d’exigences techniques, dicté
par des considérations financières uniquement ne permettant
de répondre intégralement aux besoins de formation, notamment
pour les marins ponts.
Outre l’année d’ores et déjà perdue pour
la livraison du futur bateau école, la question du rattachement
à l’ENBD La Rochelle au lieu du Bureau aéronaval de
Nantes est suspendu.
La délégation SUD DOUANES était composée de
:
-Jacky CHATAIGNER (Pays de la Loire)
-Hubert LEBLANC (END de Tourcoing)
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