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Déclaration préalable au CTPL SURV d'Ile de France (6 novembre 2003).
Monsieur le Président, L'objet principal du CTPL de ce jour consiste à faire entériner par les organisations syndicales qui y siègent votre projet de réorganisation des services Surveillance de la circonscription. Pour notre syndicat, le contexte dans lequel nous évoluons depuis le début de l'année 2003 ne nous satisfait pas. A vrai dire, qu'il s'agisse :
Le climat social ne cesse de se détériorer. La direction générale avait parlé du dialogue dans la transparence. Or celle ci n’est que rarement apparue. Nous avions pensé que la transparence existait au moins entre la direction générale et les directeurs interrégionaux et régionaux. Mais après plusieurs mois, force est de constater qu’il n'en est rien ! Nombre de DI et DR se retranchent derrière des instructions de la DG. La réforme apparaît comme une mesure pour aménager le solde des effectifs au mieux, sans tenir compte des missions douanières réelles. Pour nous, il y a encore une trop grande méconnaissance de l’activité et de l’esprit surveillance. Faute de cette prise de conscience, les réformes se traduisent par un dispositif qui va créer des problèmes sociaux sans résoudre à échéance la finalité des missions. Et d’ailleurs quelles missions, avons nous eu un instant ce débat ? Bien entendu, la DI d’Ile de France ne fait pas partie des directions qui voient leurs effectifs amputés, mais le rôle d’une organisation syndical est-il de déshabiller Paul pour habiller Jacques, laissant le premier grelottant et prêt à succomber tandis que le second, tout juste couvert, n’ira guère mieux ? Accepter de siéger à ce CTPL reviendrait à cautionner des coupes sombres dans certaines directions qui sont le fer de lance de l’activité classique : Marseille (site aéroportuaire important), Perpignan, Valenciennes, Lille, Metz, Le Leman, Bayonne etc… La liste est malheureusement longue. Nous sommes loin d’une réforme négociée qui pourrait être acceptée par les personnels. Nous sommes loin aussi du début d’un dialogue social réel et constructif. Et nous n’osons parler ni du plan social ni des coups de fils hiérarchiques au domicile des agents qui reprennent dans certaines directions comme à une époque pas si lointaine. Nous regrettons que les conditions actuelles ne nous permettent pas de reprendre le dialogue et nous espérons que les ministres vous donneront enfin les moyens de le reconstruire. Ne comptez pas sur nous pour commencer et participer ainsi, d'une quelconque manière, à l'entreprise de rafistolage du dispositif actuel que la Direction Générale n'a initiée que pour gérer ses effectifs sans tenir compte des missions douanières réelles de la Surveillance. |
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