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CTPM technique du 10 novembre 2005
Manifestation à BERCY le 29 novembre : J – 19 !
Alors que les agents du MINEFI se réunissent et préparent la manifestation nationale
du 29 novembre, l’administration réunissait ce jeudi 10 novembre un CTPM « technique ».
A l’ordre du jour, une série de décrets hétéroclites (titularisation des agents de
Mayotte, statut des personnels A++, statuts des agents de l’Industrie) faisaient le
pendant aux points « d’information » concernant la création de la DGME (Direction
Générale de la Modernisation de l’Etat) et la journée de solidarité 2006 (suppression du
lundi de Pentecôte férié).
La FDSU et la CGT, les deux principales fédérations syndicales, ont rappelé les
revendications des agents qui manifesteront leur ras-le-bol le 29 novembre prochain. La
déclaration liminaire de la FDSU est ICI.
Plus fortement mobilisés que dans le reste de la Fonction Publique le 4 octobre dernier,
les agents du MINEFI continuent à revendiquer pour les emplois, la rémunération et la
défense du service public.
Intégration des agents de Mayotte
Après de sérieuses critiques sur la méthode d’élaboration du décret, et malgré
des questions techniques, la FDSU a approuvé cette intégration dans la Fonction
Publique.
Création statuts d’emploi A++
La FDSU et l’ensemble des Fédés ont condamné le principe même des statuts d’emploi.
1. La FDSU tient à souligner le fait qu’il n’y a pas eu de réunion d’information sur le « statut d’emploi de chef de service comptable et fiscal » dans certaine direction.
A titre d’exemple, la DGI a organisé une telle réunion le 3 novembre 2005 mais il n’y en a
pas eu à la DGDDI.
2. La FDSU dénonce l’absence de revalorisation de la rémunération attachée à ces
emplois à hauteur des nouvelles exigences qui vont incomber aux agents nommés sur ces
emplois.
En effet, parmi les emplois dévolus aux CSCF, de nombreux postes connaissent une
extension de leur compétence.
A titre d’exemple, à la DGI, depuis la réorganisation des services, les receveurs
divisionnaires n’ont plus le même rôle, ni le même positionnement que ceux qu’ils avaient
antérieurement.
Ils deviennent les véritables responsables du bloc professionnel des directions.
La réforme statutaire qui nous est présentée devait être l’occasion de procéder à cette
revalorisation, ce qui n’a pas été le cas.
3. La réforme proprement dite.
L’abandon de la collecte de l’épargne par le réseau de la DGCP ainsi que la réintégration au
budget de certaines recettes ont eu pour effet de supprimer la base juridique de ces
surindiciations, situation dénoncée par la Cour des Comptes.
Lors des travaux consistant à redonner une nouvelle base juridique aux indemnités, les
ministres ont pris l’engagement de substituer un fondement juridique nouveau, afin de
maintenir l’attractivité de ces carrières.
La FDSU partage le souci de trouver une solution juridique à ce problème. La consolidation
d’un indice d’activité en indice de retraite constitue un point positif.
Par contre, la FDSU dénonce la création d’un statut d’emploi qui constitue une régression
par rapport à l’existant.
En effet, celui-ci se traduit par la disparition de certains grades (ex RD à la DGI) et
introduit une nouvelle brèche dans le statut en précarisant le dispositif qui existe
aujourd’hui.
Cette précarisation prend notamment la forme d’un détachement pour une durée de 3 ans
renouvelable, la possibilité expressément prévu à l’article 8 du décret pour « tout
fonctionnaire nommé à l’emploi de CSCF de se voir retirer cet emploi dans l’intérêt du
service ».
Les organisations syndicales ont demandé que cette possibilité de retrait soit effectuée
après avis de la CAP compétente et la FDSU après avis de la CAP du grade concerné.
L’administration a retenu la mention « après avis de la CAP du corps de l’agent concerné ».
Pour la FDSU, la meilleure réforme aurait consisté en une bonification indiciaire dans le
cadre des grades existants.
Industrie
Concernant les deux statuts particuliers examinés ce jour, la presse et le site du SUI
reviendront en détail sur ces points.
Lundi de Pentecôte
Journée de solidarité : l’administration envisage de remplacer la suppression du lundi de
Pentecôte par d’autres modalités. Trois pistes sont étudiées, un autre jour que celui de Pentecôte, une augmentation de la durée du travail répartie (comme à la SNCF) et enfin la suppression dun jour RTT. Ce point sera à l’ordre du jour du CTPM du 9 décembre.
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