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Bilan de nos élus en CAP centrale depuis les dernières
élections (2 mars 2004) : Quand la lessive lave plus blanc que
blanc.
Expérience d'élus en CAPC :
De mars 2001 à juin 2004, plus de 30 CAPC en tous genres nous auront
conduits à Paris, avec autant de voyages en train, nuits d'hôtel,
deux fois plus de journées de préparation et de comptes-rendus,
sans compter les nombreux coups de téléphone et courriels
aux collègues avant ou après les CAP.
Avant les élections prochaines, c'est le moment de faire le bilan
de notre action pour dire à tous nos collègues qu'il est
important de participer à ce vote, car nombre de décisions
prises en CAP les ont concernés ou les concerneront (mutation,
promotion, recours en notation, voire discipline). En effet toute la gestion
des personnels se fait en CAPC et les décisions prises par les
uns et les autres ne sont pas neutres.
Quelles sont les positions principales de Solidaires-Douanes dans ces
instances :
Mutations : si la gestion du tableau de mutation ne pose pas de problème
majeur, le nombre de postes considérés comme à profil
ou discrétionnaires par l'Administration a tendance à augmenter
et à donné lieu à débat dès lors que
le classement normal à l'ancienneté n'est pas respecté.
De même l'inscription au tableau pour la DNRED et la DNRFP, pour
Paris-Spécial et la branche surveillance relève du même
processus.
Nous continuons de penser que tout agent a vocation à occuper un
poste relevant de sa catégorie, et que c'est à l'Administration
de le mettre en capacité d'occuper de nouvelles fonctions, sinon
à quoi sert la formation professionnelle ?
Discipline : Sujet complexe s'il en est. C'est la CAPC la plus difficile
à gérer au plan psychologique et
moral pour tout représentant du personnel normalement constitué.
Les élus en CAPC siègent un peu comme les jurés d'un
tribunal puisqu'ils entendent l'accusation, l'accusé et son défenseur,
et débattent avec l'Administration pour déterminer la sanction.
Recours en notation : les débats de fond en séance sur les
aspects généraux de la notation puis sur chaque dossier
examiné nous paraissent revêtir une importance presque plus
grande que le vote final sur chaque cas.
En effet Solidaires-Douanes revendique la suppression de la notation et
le passage aux délais d'avancement réduits pour tous. Or
il résulte du système actuel que les agents ne sont pas
notés en fonction de leurs compétences, mais dans les limites
imposées par le carcan budgétaire (50% des agents maximum
peuvent avancer plus vite).
De même l'entretien d'évaluation, "outil de gestion
moderne", sert d'alibi à l'Administration pour éviter
d'aborder les vrais problèmes (effectifs, organisation, formation,
communication…). La nouvelle notation/évaluation/objectifs
qui se prépare nous laisse augurer de CAPC animées car à
l'avenir un noyau dur de 15% d'agents trustera les bons points en gagnant
une année de réduction sur les quatre ans d'un échelon.
Le premier étage de la fusée "rémunération
au mérite" est en cours de fabrication, et nous sommes sûrs
qu'il nous faudra être vigilants à chaque étape du
système : l'entretien d'évaluation et la fixation d'objectifs,
le recours en CAP locale et le recours en CAP centrale.
Chaque CAP de recours s'étend sur 2 voire 3 journées complètes
depuis quelques années, car elles sont le lieu d'exutoire, souvent
justifié, pour les collègues qui n'ont pas trouvé
d'autre moyen d'expression de leur malaise et d'un mauvais climat professionnel
et relationnel et nous les relayons.
En tout état de cause, nous continuerons de voter contre tout rejet
de recours proposé par l'Administration et de nous abstenir dans
les autres cas, car le relèvement de la note (susceptible ou non
d'entraîner une réduction du temps d'avancement) ou les mentions
au P.V., pour rassurer le collègue ou acter de l'intervention ferme
des élus, ne nous satisfont pas.
Besogneux nous resterons en décortiquant en CAP le système
de notation par l'examen au plus près de chaque dossier individuel.
Listes d'Aptitude et tableaux d'avancement : Solidaires-Douanes réaffirme
à chaque CAP son opposition à la promotion par liste d'aptitude
et le remplacement par un examen professionnel. De même notre organisation
revendique la linéarité de carrière, c'est à
dire la progression sans barrage ni sélection jusqu'au dernier
niveau d'un corps. Or, de fait, les tableaux d'avancement restent gérés
peu ou prou comme les listes d'aptitude, où la prise en compte
du dossier individuel et de la notation laisse à l'Administration
le choix final.
Au-delà de ces positions de principe il est clair que lors de chaque
CAP nous nous attachons à gommer ou à réduire nombre
d'injustices dans l'examen des cas individuels.
A l'issue d'un mandat en CAPC le bilan est mitigé, parce que l'exercice
est difficile : la marge de manœuvre reste limitée pour les
élus au sein de commissions paritaires où l'Administration
a le pouvoir de décision.
Ces élections peuvent apparaître comme un rituel suranné,
dont l'objectif premier, le choix des représentants chargés
de défendre les droits des personnels face à l'Administration,
serait devenu anachronique dans une période où l'individualisme
règne en maître.
Pourtant les CAP n'ont jamais été aussi importantes et d'actualité.
Mobilisons nous car les dangers les plus grands sont encore devant nous
: individualisation du salaire et des carrières, notation à
la sauce Mer, etc.
Pour notre part nous continuerons à siéger en CAP avec le
souci de transparence (préparation des dossiers et comptes-rendus)
ainsi que de défense de tous les personnels sans clientélisme
ni acceptation de passe-droits.
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